La peinture gonflante

La peinture gonflante = puffy peint

Nouvelle façon de faire de la peinture, et en plus, elle est moins salissante 🙂

Recette pour 3 petits pots :

Mélanger :

  • 3 cuillères à soupe de farine
  • 3 cuillères à soupe de sel
  • 1 cuillère à café de bicarbonate
  • 8 cuillères à café d’eau

Une fois cette préparation faite, mélanger du colorant alimentaire, jusqu’à l’obtention de la couleur souhaitée.

Et voilà, c’est prêt !!

Les enfants peuvent s’amuser avec sur une feuille avec leurs doigts, ou un coton tige à tremper dans la peinture ou un pinceau. ….

Une fois le chef d’oeuvre fini…

Mettre la feuille au micro-ondes : 30 secondes, puissance 750 Watt, renouveler l’opération une fois si nécessaire.

La peinture faite par votre enfant va être en relief ! une vraie oeuvre d’art !

 

La pâte à modeler comestible

Matériel :

• 1 bol de farine
• 1 bol d’eau
• ½ bol de sel fin
• ½ bol de fécule de maïs
• 2 cuillers à soupe d’huile

Comment fabriquer la pâte à modeler comestible :

• Dissoudre le sel dans l’eau dans un bol.
• Dans un second récipient, mélanger farine et la fécule de maïs,
• Ajouter l’huile, puis l’eau salée.
• Bien malaxer et mettre à cuire dans une casserole à feu très doux tout en remuant avec une cuillère en bois. La pâte est prête lorsque vous n’arrivez plus à remuer.

Quel est l’intérêt de la pâte à modeler comestible

• Les enfants peuvent participer à la fabrication avant cuisson. Ils vont manipuler les différents ingrédients, les mélanger, les toucher, voir et sentir avec leurs mains les différentes textures évoluer, se transformer. Ils vont pouvoir goûter les ingrédients s’ils le veulent car ils sont tous comestibles et ça c’est amusant !!.
• Vient ensuite la manipulation, plus besoin de « non ne mets pas à ta bouche, ça ne se mange pas ». Vient plutôt le « ah ! Tu as goûté la pâte à modeler, c’est salé hein ! ». « C’est bon ou pas trop bon? »
• Les enfants manipulent avec grand plaisir cette pâte à modeler qui grâce à la fécule de maïs est particulièrement douce au toucher.
• Sa consistance molle permet aux petites mains qui ne sont pas encore musclées d’être dans la manipulation fine sans trop d’effort.
• Les enfants peuvent agir sur la matière, la manipulation favorisant alors l’acquisition de la coordination oeil-main, la concentration, l’intelligence pratique.
• La pâte à modeler permet aussi de développer l’imaginaire et la créativité en relief, les plus grands pourront modeler une boule, un bonhomme, un animal, un arbre, un oiseau.

Le sommeil

Le sommeil a une signification particulière pour un bébé, un enfant ; c’est le moment où l’on doit se séparer de ce que l’on aime pour affronter la nuit, le noir …

Pour comprendre le sommeil de l’enfant, il faut connaitre le sommeil de l’adulte.

Les cycles de sommeil chez l’adulte

La phase d’endormissement

Si nous menons une vie plutôt régulière, l’heure où survient le besoin de sommeil est stable. Les 1ers signes sont, la sensation de fatigue, des bâillements, les yeux se mettent à piquer. Si vous vous couchez aux 1ers signes, l’endormissement se fera 10 minutes après.

Le sommeil lent

Il existe 4 stade dans le sommeil lent :

stade 1 : la phase d’endormissement

stade 2 : le sommeil léger (le réveil est très facile durant ce stade)

stade 3 et 4 : le sommeil profond et très profond

Le sommeil paradoxal

= sommeil du rêve

Le sommeil de l’enfant

La quantité de sommeil

  • Pour un nouveau-né, le temps de sommeil est de 16 à 17h / jour. ceci n’est qu’une moyenne, le bébé prend tout le temps de sommeil qui lui est nécessaire, cela peut varier de 12h à 20h , il ajuste son temps de sommeil à ses besoins. Ce temps est indispensable au bon développement de bébé. Le nouveau-né dort rarement plus de 3 ou 4 d’affilée, ses cycles de sommeil durent entre 45 et 60 minutes.
  • Entre 1 et 6/8 mois, le temps moyen de sommeil est de 15h / jour réparties entre une nuit et 3 ou 4 siestes dans la journée.
  • Entre 8 et 18 mois, bébé « fait ses nuits » mais les réveils de la seconde partie de nuit sont très fréquents jusqu’à 4 ans. Une grande majorité se réveille mais reste au calme dans leur lit, joue et se rendort. La difficulté est l’enfant qui a besoin de l’adulte pour retrouver le sommeil.

Si vous voyez votre enfant, les yeux ouverts dans son lit, ne le prenez pas s’il ne vous appelle pas, il se peut qu’il change de phase de sommeil et qu’il se rendorme !

Les stades de vigilance du sommeil du bébé, de l’enfant

Stade 1 : un sommeil calme. Le nouveau-né est immobile, ses yeux fermés, sa respiration régulière.

Stade 2 : un sommeil agité. L’enfant s’étire, bouge, il fait des mimiques, ses yeux peuvent bouger. Attention à ne pas croire que bébé soit réveillé et le prendre dans vos bras, cela risque de le perturber.

Stade 3 : Bébé est réveillé et calme. Ses yeux sont grands ouverts, observe son environnement.

Stade 4 : Bébé est agité, il s’énerve.

Stade 5 : Bébé pleure !

Le lieu d’endormissement

L’endroit où l’on couche est un enfant, la taille du lit, sa place dans la chambre, la décoration… Tout cela contribue à faciliter un bon sommeil.

Il n’est pas rare que ce soit le lieu d’endormissement qui « pose problème », la chambre de bébé n’est pas ou peu investie, la chambre parentale à de multiples fonctions…

Chaque pièce doit avoir un rôle : Le salon = lieu d’échanges familial, la chambre = un lieu de sommeil, mais aussi de jeux, de découverte des livres…

Tout le monde n’est pas « obligé » d’avoir une pièce à lui, ce qui compte c’est que chacun ait un coin à lui où il se sente bien avec ses affaires. L’aménagement de l’espace est indispensable pour le bien être de tous !

Si vos enfants partagent la même chambre, un paravent peut être installé pour délimiter les espaces, ou une bibliothèque. Et chaque enfant peut installer sa décoration, un coin « bébé » avec un mobile…. ; un coin enfant avec des stickers, des posters….

Le nouveau-né peut s’endormir n’importe où, il est alors très facile de le « poser » dans son couffin dans la pièce où vous vous trouvez, mais en grandissant, il a besoin de repères, il ne se sentira pas en sécurité si vous le couchez dans différents endroits, à différent moment de la journée.

Les conditions d’un bon sommeil

La nuit est une véritable épreuve pour un bébé, se séparer n’est pas si simple…

1. Se sentir aimé pour mieux se séparer

Le bébé est égocentrique, c’est normal, comment comprendre que sa maman ne soit pas tout le temps auprès de lui ?! Dès sa naissance, quant bébé appelle, maman est là. Mais un jour, maman ne va venir tout de suite, elle va dire « NON »…  Il faut du temps pour qu’il comprenne et accepte qu’il est différent de sa maman. Une fois ce chemin fait, bébé acceptera de lui confiance afin qu’ils se séparent pour mieux se retrouver.

2.  Se sentir en sécurité pour pouvoir rester seul

La sécurité affective est indispensable et fondamentale pour un bébé, c’est grâce à cette sécurité qu’il va se développer harmonieusement, supporter la solitude, jouer, dormir et donner confiance en lui !

Pour se sentir en sécurité, votre enfant a besoin que ses parents instaurent des règles. Un enfant se rêve tout-puissant, il aime jouer au « chef », ses « je sais » ne sont qu’en apparence, il a besoin d’être guidé, qu’on lui dise ce qui est bien et ce qui est mal, et que ce sont ses parents fixent le cadre.

Les rituels et les routines sont tout aussi importants dans le vie de l’enfant. Ils lui permettent de donner du sens à ce qui l’entoure. Le fait que les événements se suivent dans l’ordre prévu, que tout se passe comme il s’y attendait et il en a l’habitude, rassure l’enfant.

Ce dernier se structure psychologiquement autour de ces rituels et gagne en autonomie affective, ce qui lui permet de mieux dormir.

3. Avoir fait le plein de parents et d’échange

Pour s’endormir tranquillement, il faut avoir eu le temps de faire tout ce qui est indispensable à un petit enfant : voir ses parents, échanger avec eux, jouer et ne rien faire ! Après les longues journées de papa et de maman, il faut trouver un temps calme et posé pour discuter de sa journée, lire un livre, faire un jeu. Ce temps que beaucoup d’adulte pense »perdu » est un temps nécessaire, indispensable, car un enfant a besoin de faire un plein de présence de ses parents avant de pouvoir se séparer.

Ne culpabilisez pas : chacun fait ce qu’il peut. Les parents d’aujourd’hui ont souvent peu de marge de manœuvre. Il s’agit seulement de mieux comprendre les besoins des enfants, dès lors qu’ils sont incapables de les exprimer.

4. Avoir un niveau d’autonomie suffisant

Bien souvent, les parents n’imaginent pas ce que leur enfant est capable de faire seul… Or il a besoin de se « débrouiller » seul pour grandir et être autonome. Sil les parents répondent à chaque appel, de jour comme de nuit, ils lui confirment, implicitement, qu’il est trop petit pour se débrouiller seul, et qu’il ne peut se passer d’eux.

Idéalement, il faudrait toujours l’encourager à faire par lui-même et ne pas faire à sa place.

Rendre son enfant autonome, en lien avec son âge et ses capacités, ce n’est pas l’abandonner à son sort, mais c’est l’aider à se construire, à avoir une bonne estime de soi, et une vraie confiance en lui.

5. Avoir une image positive du lit et du sommeil

Souvent quand vous dites « Allez au lit ! », votre enfant part en courant dans l’autre direction ?!? C’est normal, pour lui, le sommeil est synonyme de perte de temps… Il doit s’arrêter de jouer, et ça, ce n’est pas drôle…

Aller au lit, n’est pas un problème quand son lit est son ami. Pour cela, il faut un lit confortable, une pièce sympathique et accueillante. Le lit n’est pas un lieu de punition, de contrainte, où l’on enferme l’enfant qui nous fatigue…

Des parents qui ont un bon rapport avec le sommeil et qui aiment dormir seront forcément plus à même de convaincre leur enfant de la joie qu’il y a à se coucher quand on est fatigué. L’enfant comprend qu’aller au lit et dormir est un moment de bonheur !

6. Etre face à une attitude simple et cohérente

Éduquer les enfants au sommeil dépend de leur maturité biologique, et cela se mettra en place spontanément sans nécessiter d’intervention de la part de l’adulte.

Il faut toujours avoir en tête : 

  • respecter les besoins du bébé et de ses rythmes personnels
  • faire des compromis avec la réalité de la vie
  • poser des règles simples et s’y tenir
  • composer avec une attitude ferme mais d’une gentillesse attentive
  • on ne peut pas obliger un enfant à dormir, mais à se reposer dans son lit, OUI.

La rentrée scolaire

Et voilà, votre bébé est devenu un « grand », il entre à la la maternelle !

Comment appréhender ce moment, pour lui, et pour vous ?

Quelques conseils pour y aller plus « zen »

1. N’en parlez pas trop

Les repères temporaux sont très différents d’un adulte et d’un enfant, lui ne vit que dans le présent.

  • 3 / 4 jours avant, allez lui montrer le chemin qu’il prendra tous les matins
  • sur un calendrier, entourez le jour de la rentrée
  • vous pouvez l’aider à s’y préparer avec un livre

2. Expliquez-lui concrètement ce que l’on fait à l’école

  • comment se passe une journée « type »
  • qui l’emmènera et qui viendra le chercher
  • ce que l’on attend d’un élève en maternelle.
  • expliquez-lui le rôle de l’ATSEM et celui de la maitresse

3. Le valoriser dans son statut de « grand »

L’école, c’est pour les grands.

4. Le préparer aux frustrations

Il ne pourra pas faire tout ce qu’il veut, c’est la maîtresse qui décide et il devra faire des choses au moment où elle le demandera, même s’il n’a pas envie… De même pour la cantine, il devra goûter les aliments, même s’il ne veut pas.

5. Lui faciliter son intégration sociale

Il va falloir lui dire qu’il aura plein de copains mais qu’il n’y a que 2 adultes pour environ 25 enfants, donc il va devoir :

  • apprendre à attendre
  • apprendre à partager
  • accepter la notion de groupe
  • « rivaliser » avec les autres enfants dans ses apprentissages

Les jeux de coopération sont idéaux.

6. Apprenez-lui à se protéger

Il va falloir lui expliquer qu’il y a des enfants qui seront « gentils » avec lui et d’autres, « non ». Ils peuvent lui dire des méchancetés ou le pousser et qu’il faudra qu’il le dise à la maîtresse ou à un adulte et le soir en discuter avec papa ou maman.

Le faire verbaliser dès le plus jeune âge est essentiel pour le reste de sa scolarité.

7. N’allez pas plus vite que la maîtresse

Votre enfant n’a que 3 ans, alors laissez ses apprentissages à l’école et laissez-le apprendre à son rythme.

A la maison, votre enfant doit apprendre la politesse, le partage, l’empathie et c’est déjà beaucoup.

8. Et vous dans tout cela…??? Pas trop angoissé(e) ?!?

C’est une étape très importante dans la vie de tous !

Votre bébé est devenu un enfant, et petit à petit, il va se détacher de vous, et progressivement, il va vers sa nouvelle vie. Il va falloir lutter contre cette nostalgie, car s’il ressent vos émotions, il ne pourra pas se sentir à l’aise et se motiver dans sa nouvelle vie d’écolier.

9. Le grand jour est arrivé !

Dans la plupart des écoles, les maîtresses prévoient un temps de séparation (d’adaptation) un peu plus long le 1er jour, environ 30 minutes. Il faudra prévenir votre enfant, que quand la maîtresse vous le dira, vous devrez partir.

ATTENTION à ne pas partir comme « un voleur », il fait toujours prévenir votre enfant de votre départ. Dites-lui « au revoir » et rappelez-lui qui vient le chercher.

Si votre enfant pleure, rassurez-le, faites-lui un bisou et « au revoir ». Rassurez-vous, 5 minutes après votre départ, il jouera avec les autres.

10. Aidez-le à s’adapter

Votre enfant risque de « râler », de pleurer, de ne pas vouloir retourner à l’école, c’est normal ! C’est tout ce nouveau changement qu’il doit apprendre, intégrer de nouvelles règles, et réajuster son comportement. Bref, il va apprendre la vie.

Allez bonne rentrée à toutes et tous !!!